lundi 5 mai 2008

Un canari dans l'Arctique canadien : Le Québec vu d'ailleurs

La fonte des glaces dans l'Arctique canadien ne libère pas que du mercure, un phénomène déjà connu, mais aussi plusieurs autres produits chimiques, relate le webzine Salon. Un présage de ce qui arrivera bientôt plus au Sud.

"Près de 500 kilomètres au nord du cercle Arctique, dans la nuit polaire d'un matin de décembre, Jesse Carie un jeune scientifique manitobain, marche sur la banquise pour y recueillir des échantillons de glace. Sa petite collecte devrait lui permettre ensuite de mesurer les taux de mercure et de pesticides se trouvant dans la glace. Il descend de l'Amundsen, le navire à bord duquel une équipe de scientifiques participent à l'expédition menée pour marquer l'Année Polaire internationale en cours [qui s'étend sur les hivers 2007-8 et 2008-9, soit deux cycles de six mois]. Cette expédition est la première du genre. Les scientifiques embarqués à bord de l'Amundsen passeront l'hiver dans les glaces du Cercle Polaire pour étudier les effets du réchauffement climatique", explique le webzine Salon.

Et les résultats déjà disponibles sont accablants. Les preuves de l'impact du réchauffement climatique s'accumulent. Les échantillons prélevés par Jesse Carrie et ses collègues révèlent la présence de contaminants toxiques, certains à des niveaux particulièrement élevés, dans un environnement pourtant retiré et loin des grands centres de production industrielle. Salon rappelle que le sang des habitants du Grand Nord est chargé de mercure, dépassant le seuil considéré comme dangereux par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le mercure arrive du Sud, relâché par les fumées de charbon brûlé aux Etats-Unis en Chine, et encore ailleurs dans le monde. "Mais les récentes augmentations de la présence de ce métal enregistrées dans le Grand Nord ne peuvent pas être expliquées uniquement par le charbon brûlé aujourd'hui", affirme Gary Stern, de Pêches et Océans Canada et co-directeur de l'expédition de l'Admussen, cité par Salon. (Des explications de Gary Stern sur ce sujet sont également disponibles sur le site de ce ministère.) En fait, le mercure monte sous l'effet du réchauffement climatique...

La banquise qui recule relâche les stocks de ce métal emprisonnés par la glace. D'autres polluants sont également libérés, tels que des polybromodiphényléthers (PBDE) utilisés pour ignifuger les produits plastiques et les textiles, des fameux pesticides comme le DDT et les non moins sinistres lubrifiants biphényles polychlorés (BPC), bien connus au Québec.

Un inévitable effet boule de neige accélère la transformation du paysage arctique, affectant tout les êtres de cet écosystème. Par exemple, certains animaux sont contraints de s'éloigner pour chercher pitance. "Des oiseaux qui ne parcouraient que 80 kilomètres pour se nourrir doivent maintenant voler sur 160 kilomètres. Résultat, ils doivent se faire plus de gras, où viennent se loger les produits toxiques" et ramènent ces polluants vers le Nord.

Salon lance un avertissement, ces phénomènes préfigurent ce qui se passera bientôt au Sud. Gary Stern croit même que l'Arctique est un peu comme le canari dans la mine de charbon, s'il meurt étouffé par les effluves de gaz, le coup de grisou n'est pas loin. Dans les eaux de l'Arctique nage une espèce menacée par la pollution, le béluga, surnommé pour son chant harmonieux le canari des mers...

(Voir à ce sujet le reportage de Florian, participant à Müvmédia 2007)

jeudi 1 mai 2008

L'éducation pour le développement durable - Subventions du Manitoba destinées à l'éducation pour le développement durable.

L'éducation pour le développement durable
Maternelle à la 12e année

UNE DÉCLARATION POUR UN AVENIR VIABLE

Nous partageons, toutes et tous, la planète Terre et ses ressources.

Nous dépendons, toutes et tous, de la Terre pour notre survie.

Comme citoyenne ou citoyen de la Terre,

Je me préoccupe des iniquités et des injustices dans le monde.

Je reconnais que mes actions (ou mes inactions) ont des impacts sur autrui, immédiats et à long terme.

J’ai le pouvoir et la responsabilité d’agir.

Je m’engage à remettre en question la façon dont on fait les choses et à collaborer avec les autres pour chercher des solutions.

Je m’engage à vivre ma vie d’une façon qui contribue à la construction d’un monde plus solidaire et à un avenir prometteur pour la Terre.

Bienvenue!

Lire le message du ministre : Travailler ensemble à l’éducation en vue du développement durable dans Éducation Manitoba, Mai 2006, volume 4, numéro 3 ( 959 Ko)

Bienvenue au site de l’éducation pour le développement durable. L’objectif principal de ce site est d’offrir aux enseignantes et aux enseignants un appui pour l’intégration de thèmes, d’enjeux et d’approches liés au développement durable dans les activités au sein de la salle de classe et de l’école. L’éducation pour le développement durable cherche à préparer les élèves à devenir des citoyens responsables et avertis dont les attitudes et les décisions reflètent leur engagement à l'égard de la viabilité de la planète.

Le développement durable est un modèle de prise de décisions qui considère les besoins des générations présentes et futures, et qui tient compte à la fois de l’environnement, de la santé et du bien-être humains, et de l’activité économique. Il vise un équilibre harmonieux entre les trois.

Logo - Éducation pour le développement durable

L’éducation pour le développement durable met l’accent sur les thèmes clés du développement durable, par exemple la réduction de la pauvreté, les droits humains, la protection de l’environnement, la promotion de la santé et le changement climatique. Une exploration des interactions complexes entre les perspectives sociales, culturelles, environnementales et économiques sont nécessaires pour bien comprendre les thèmes reliés à l’éducation pour le développement durable.

Vision

LA PROFESSIONNALISATION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE : au-delà du clivage ou de la réconciliation écologie - économie

LA PROFESSIONNALISATION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE : au-delà du clivage ou de la réconciliation écologie - économie.

Par NICOLE HUYBENS ET CLAUDE VILLENEUVE ,
Professeurs, Département des sciences fondamentales de l'Université du Québec à Chicoutimi, Programme d'études supérieures spécialisées en éco-conseil,
Courriels : nicole_huybens@uqac.ca ; claude_villeneuve@uqac.ca


Résumé: Idée généreuse, le développement durable est encore aujourd'hui trop souvent confondu avec la protection de l'environnement pour les uns et avec un développement économique qui n'est pas foncièrement différent de celui qui a caractérisé la société industrielle pour les autres. Pourtant, de l'origine du concept jusqu'à ses applications actuelles, on retrouve des caractéristiques qui nécessitent un réel changement de paradigme pour concevoir le développement.

Le développement durable se met en œuvre dans des actions sur le terrain avec des acteurs locaux. Nous pensons qu'il existe des pratiques et des outils, contrairement à certains discours moins optimistes qui déplorent leur absence. Mais les premiers ne sont pas formalisés et les seconds sont peu enseignés dans une perspective de développement durable. Le paradigme du développement durable nécessite de promouvoir des décisions et des actions porteuses d'une complexité qui dépasse largement le clivage ou la seule réconciliation entre économie et environnement. Nous centrons notre réflexion sur la nécessaire formation au développement durable pour mieux expliciter les outils et les pratiques existantes et leur permettre de faire tache d'huile de manière à avoir une influence réelle et tangible sur le développement humain.
Mots clés : Développement durable, changement de paradigme, complexité, multicritère, formation.

(article intégral)

lundi 28 avril 2008

Crise alimentaire : Jean Ziegler propose un moratoire sur les biocarburants

Crise alimentaire : Jean Ziegler propose un moratoire sur les biocarburants: "Crise alimentaire : Jean Ziegler propose un moratoire sur les biocarburants

28 avril 2008 – Au cours d'une conférence de presse ce matin à Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un moratoire de cinq ans sur les biocarburants et de briser la spéculation afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il a souligné la brutalité.

« En un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53% », a précisé Jean Ziegler ce matin, lors d'une conférence de prix qui intervient avant une réunion du Secrétaire général de l'ONU avec les chefs des différentes institutions des Nations Unies sur la crise alimentaire mondiale.

Le Rapporteur spécial a souligné que l'augmentation générale de 48% des prix alimentaires, telle qu'évaluée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), venait frapper les pays les plus pauvres.

Près de 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l'humanité, vivent dans l'extrême pauvreté ou en dessous du minimum vital et ne peuvent pas payer ces prix sur le"

Crise alimentaire : Jean Ziegler propose un moratoire sur les biocarburants

Crise alimentaire : Jean Ziegler propose un moratoire sur les biocarburants


28 avril 2008 Au cours d'une conférence de presse ce matin à Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un moratoire de cinq ans sur les biocarburants et de briser la spéculation afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il a souligné la brutalité.

« En un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53% », a précisé Jean Ziegler ce matin, lors d'une conférence de prix qui intervient avant une réunion du Secrétaire général de l'ONU avec les chefs des différentes institutions des Nations Unies sur la crise alimentaire mondiale.

Le Rapporteur spécial a souligné que l'augmentation générale de 48% des prix alimentaires, telle qu'évaluée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), venait frapper les pays les plus pauvres.

Près de 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l'humanité, vivent dans l'extrême pauvreté ou en dessous du minimum vital et ne peuvent pas payer ces prix sur le long terme », a-t-il indiqué.

S'il a tout d'abord souligné la transformation massive d'aliments en biocarburants comme principale cause de cette crise, Jean Ziegler a aussi dénoncé la spéculation, qui serait responsable de 30% de l'augmentation des prix.

« Sur 2 milliards de tonnes de céréales produites, 500 millions sont contrôlées totalement par Cargill », a-t-il souligné, en référence à la multinationale de l’alimentation basée au Minnesota, aux Etats-Unis.

Il a également mis en cause le Fonds monétaire international (FMI), qui a imposé la plantation de produits destinés à l'exportation, favorisant ainsi le déclin de l'agriculture de subsistance.

Le Rapporteur spécial, dont le rôle est de s'adresser aux États, a proposé un moratoire de cinq ans sur les biocarburants. Pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, il a mentionné les moteurs électriques et la possibilité d'imposer des mesures antipollution plus draconiennes aux fabricants de voiture.

Jean Ziegler a aussi appelé à briser la spéculation par des normes boursières précises.

L’avenir de la Terre n'est plus seulement l’affaire des écolos, dit Hubert Reeves



Hubert Reeves était de passage au Cégep de Sorel-Tracy le 11 avril dernier (photo:Nathalie Bergeron, photographe, www.nathb.ca)




Stéphanie Guévremont - Collaboration spéciale

Hubert Reeves ne voit pas l’avenir de la planète en noir. Sans nier les grands enjeux de notre siècle, le réchauffement planétaire, la pollution, l’eau, le physicien mondialement connu demeure optimiste quant à la question écologique. C’est du moins ce qu’il a exprimé en entrevue lors de son passage au Cégep de Sorel-Tracy le 11 avril dernier.

Ce qui lui donne espoir? L’attention que l’on porte au problème. «Il y a une montée de la conscientisation. Tout le monde s’en préoccupe, pas seulement les écolos», raconte le récipiendaire du prix Albert-Einstein en 2001. «Il y a 10 ans, il n’y avait qu’un petit groupe de gens qui assistait à mes conférences, maintenant les salles sont pleines», confie-t-il.

À ceux qui croient que l’écologie est un luxe, le physicien répond que «sans écologie, il n’y a point d’économie». Bien qu’il admette que les décisions écologiques ont un prix politique à court terme, le scientifique souhaite que les choses changent. «L’environnement a atteint le niveau des décideurs», affirme-t-il. M. Reeves demeure toutefois consterné devant la disparité financière du 21e siècle. «Les richesses se concentrent dans quelques mains et cela crée de l’instabilité sociale.»

Malgré des dizaines d’années de pratique, Hubert Reeves se dit plus captivé que jamais. «Chaque réponse apporte de nouvelles questions. C’est ça la physique, il n’y a pas de limite!» Et cela réjouit le célèbre physicien. « Tout savoir ? J’espère que non, sinon on devra aller en assurance!»

Dans le cadre du programme de Sciences nature, les étudiants et leur professeur de chimie, Serge Rodrigue ont invité le scientifique pour une conférence avec les étudiants et les membres de la communauté sur les trous noirs et une autre sur l’astronomie et l’écologie.

Sommité en la matière, M. Reeves a captivé son jeune et moins jeune auditoire avec les mythiques trous noirs. «C’est très motivant pour les étudiants. Je le fais surtout quand je parle à des premières années en science qui ne savent pas à quoi s’attendre et qui ont peur de s’ennuyer. Si on leur parle du sujet le plus mystérieux et le plus délirant de la physique ils accrochent», explique le scientifique.

mardi 22 avril 2008

Des entreprises québécoises s’associent au Jour de la terre « Ma carrière en TI

Des entreprises québécoises s’associent au Jour de la terre « Ma carrière en TI
Avril 22, 2008 par carriereti

C’est aujourd’hui le Jour de la terre. Je ne suis pas particulièrement en faveur de ce concept de journées thématiques, mais je comprends qu’elles contribuent à hausser le niveau de conscientisation. Ne devrions-nous pas nous préoccuper de la terre tous les jours?

Ce que je trouve plus intéressant ici étant donné le sujet de ce blog est l’effort de marketing fait par des entreprises au Québec pour afficher leur responsabilisation sociale. On le sait, la responsabilisation sociale des entreprises (RSE) est importante pour le recrutement des travailleurs, en particulier ceux de la génération Y. Il est donc normal, et franchement très agréable, de voir plus d’employeurs s’impliquer … et s’assurer que cette implication soit connue des chercheurs d’emploi. En même temps, et probablement encore plus important pour ces entreprises, les clients voient ce type d’implication très positivement. Une pierre deux coups!

Parmi les entreprises québécoises qui s’impliquent dans le projet de cette journée de la terre, notons IGA, Home"